Une histoire vraie. Enfin, presque. Ce qui va se passer à Sara arrive chaque semaine dans un service comme le vôtre. En équipe, vous allez décider comment elle aurait dû réagir, et comprendre pourquoi ça vous concerne tous.
Une journée de 12 heures. Une chute à 14h30. Mais la chute n'est pas l'histoire, ce sont toutes les heures qui l'ont précédée. En équipe, vous remontez le fil et décidez à chaque moment ce qu'il aurait fallu faire.
Trois soignants. Trente patients. Une journée ordinaire, c'est-à-dire une journée impossible. Cette histoire parle de ce que ça coûte vraiment de tenir. Et de ce qui permet ou non de le faire sans que quelqu'un ne paie le prix.
Madeleine sort un vendredi en fin d'après-midi. Chacun a fait sa part, la lettre est partie, le traitement a changé. Reste à savoir si quelqu'un, lundi matin, saura quoi en faire.
Karim prend son traitement tous les jours et le dit sans hésiter. Devant le dispositif de démonstration, il souffle avant d'inspirer, referme, et demande : « C'est bon comme ça ? »
M. Hamidi dit "oui" à tout. Il remercie pour tout. Il ne se plaint jamais. Depuis 3 jours, il est dans votre service. Et depuis 3 jours, personne ne réalise vraiment que ses droits les plus fondamentaux ne sont pas respectés, pas par malveillance, mais par habitude.
La relève se termine lorsque Sophie, la cadre, annonce la visite du lendemain. Un patient présent dans l’unité sera rencontré, puis l’équipe reprendra sa prise en charge avec l’évaluateur.
L’équipe vient de s’installer autour du dossier. L’évaluateur reprend une phrase de M. Sahnoun : « J’ai compris que mon traitement changeait, mais certains jours je ne savais pas pourquoi.
La relève vient de se terminer lorsque Marc, le cadre, annonce la visite du lendemain. Un parcours sera repris depuis l’arrivée du patient jusqu’à son retour à domicile. Le dossier proposé est celui de M.
Dans l’unité de médecine, l’évaluateur ouvre le dossier de M. Delorme et pose une question simple : « Quand il est arrivé des urgences ce dimanche-là, quelles informations aviez-vous pour poursuivre sa prise…
L’évaluateur demande une prescription médicamenteuse en cours et choisit celle de Mme Benali, 76 ans, hospitalisée pour une infection urinaire fébrile. Depuis la veille, elle reçoit une ceftriaxone injectable.
Mme Lopez, 84 ans, arrive aux urgences avec huit médicaments habituels. Le pharmacien retrouve l’ordonnance du médecin traitant et le pilulier apporté par sa fille.
Rémi termine les transmissions au poste de soins lorsqu’une collègue se lève pour répondre à l’appel d’une chambre. Elle part vite et laisse sa session ouverte.
La matinée est chargée. Deux sonnettes retentissent pendant que Rémi aide une collègue à installer M. Bernard pour sa toilette. En ressortant chercher du linge, la collègue laisse la porte entrouverte.
Mme Lemoine, 78 ans, est hospitalisée pour une infection urinaire à bactérie multirésistante, avec des précautions complémentaires contact prescrites. Elle a besoin d'aide pour l'élimination.
Mme Roussel, 42 ans, est hospitalisée en psychiatrie pour un épisode dépressif sévère. Lors de sa première permission, elle a fait une tentative de suicide ayant nécessité une prise en charge urgente, avec…
Mme Lenoir, 38 ans, est hospitalisée sans consentement dans une unité de psychiatrie. Après un appel familial très tendu, elle a frappé la porte de sortie et menacé de se blesser avec un objet récupéré dans sa…
Claire, directrice qualité, projette la politique qualité devant le président de CME, deux cadres et Mme Sassi, représentante des usagers. Le document a été validé dans les délais et chacun l'a reçu.
À 8 h 15, Nadia, directrice des ressources humaines, reçoit l'état des effectifs. Le taux d'intérim global paraît stable, mais une unité de médecine fonctionne depuis plusieurs nuits avec autant de…
Élodie, responsable de l'expérience patient, présente un taux de satisfaction élevé. Mme Diallo, représentante des usagers, remarque pourtant que moins d'un patient sur quatre a répondu et que plusieurs…
Un patient âgé a été réhospitalisé quarante-huit heures après son retour à domicile. L'analyse interne a identifié une ordonnance transmise tardivement et un changement de traitement mal compris.
Le rapport de contrôle du bâtiment B mentionne une porte coupe-feu défaillante et un défaut de signalisation. Le registre indique un devis accepté pour la porte et une action clôturée pour la signalisation.
Le délégué à la protection des données présente les alertes générées sur les accès au dossier patient. Trois consultations sans lien apparent avec la prise en charge ont été investiguées le mois dernier.
L'exercice commence par l'indisponibilité simultanée du dossier patient, de la prescription et du logiciel d'admission.
Le comité examine le profil « infirmier polyvalent » du dossier patient. Il a été créé pour faciliter les remplacements et ouvre des informations utiles dans plusieurs unités.
Trois semaines avant l'exercice annuel, Marianne, directrice de l'établissement, réunit le président de CME, une cadre de nuit, la responsable du laboratoire et le responsable des systèmes d'information.
Laure Mancini, 41 ans, IDE référente depuis 12 ans. Ce n'est pas une soignante fragile, c'est celle sur qui l'équipe s'appuie. En 7 actes, les signaux s'accumulent. Chacun, pris seul, semble gérable. Ensemble, ils dessinent une chute que personne n'a voulu voir, parce que personne ne savait vraiment quoi regarder.
03h40. M. Roussel, 81 ans, est au sol. La barrière de lit aurait dû être remontée après le soin de 22h. Fracture du col du fémur. Ce n'est pas une complication, ce n'est pas un aléa : c'est une erreur. Et le guide HAS a un mot pour ce qui suit.
Thomas a 9 ans d'expérience. Il connaît ses patients par cœur, il ne vérifie plus les bracelets. Inès, étudiante en stage, l'observe et apprend. M. Renaud et M. Renault ont des noms presque identiques et des chambres côte à côte. Ce qui va se passer est prévisible, et évitable.
Fatou note mentalement, elle tracera plus tard. Une fois. Deux fois. Dix fois dans la journée. Et quand l'équipe de l'après-midi reprend le service, les informations manquantes créent une cascade que personne n'avait prévue. Une histoire sur le geste le plus remis à plus tard en soins.
Tu audites le service de médecine interne du CHU de Rivière-sur-Lys. Trois phases t'attendent. À chaque fois, analyse les documents du service et glisse les preuves pertinentes sur les critères HAS correspondants.
L'expert-visiteur arrive dans votre service. Il va vous demander de lui montrer, d'expliquer, de localiser. Chaque action compte.
Medecine geriatrique, L\'expert-visiteur arrive. Patient Alzheimer, contention, fin de vie. Chaque action compte.
Lucas, 7 ans, fracture du coude. 14 actions, 3 embranchements cliniques.
Explorez librement le dossier de Lucas. Aucune question posée, identifiez vous-même les non-conformités comme un vrai expert-visiteur.