Certification HAS V2027 · Référentiel qualité des soins
Mes repères qualité au quotidien, reliés aux critères du référentiel HAS V2027.
Repères pratiques Hospi-Academy, actualisés le 26 septembre 2026 à partir du référentiel HAS V2027, applicable aux visites à compter du 1er janvier 2027. La V2025 reste applicable jusqu’au 31 décembre 2026. Les exemples et questions sont des propositions pédagogiques, à adapter au métier, aux activités et aux procédures de l’établissement ; ce document n’est ni une publication ni une validation de la HAS.
Respecter la dignité et l'intimité à chaque soin
Adapter son intervention à la personne : se présenter, expliquer le geste, préserver l’intimité et éviter toute infantilisation. Veiller à un environnement propre, sûr et accessible. Signaler les obstacles ou équipements inadaptés, particulièrement pour les personnes vulnérables ou en situation de handicap.
Adopter en permanence une attitude bientraitante
Respecter le rythme, les choix et la parole du patient. Repérer les paroles, gestes, négligences ou organisations susceptibles de le mettre en difficulté, y compris les violences sexistes et sexuelles. Protéger la personne et alerter par le circuit prévu ; ne pas banaliser un signalement. Participer aux actions de prévention et au retour d’expérience.
Surveiller et signaler les troubles nutritionnels
Repérer et transmettre : ce que le patient mange ou laisse, sa perte d’appétit ou de poids, ses difficultés à avaler. Respecter le régime, les allergies et la texture prévus, et vérifier le plateau avant de servir. Le patient qui a besoin d’une prise en charge nutritionnelle spécifique est suivi avec le diététicien.
Recueillir l’accord du patient et contribuer à son projet de soins
Informer avant le soin, vérifier la compréhension et rechercher l’accord du patient. Transmettre à l’équipe ce qu’il exprime de ses besoins, de ses préférences et de ses habitudes : cela nourrit son projet personnalisé de soins. Un refus appelle écoute et explication ; le transmettre à l’infirmier et le tracer selon l’organisation du service.
Appliquer les précautions standard d'hygiène
Appliquer les prérequis à l’hygiène des mains (zéro bijou aux mains et aux poignets, manches courtes, ongles courts sans vernis) et en respecter les indications : avant et après contact avec le patient, avant un geste aseptique, après contact avec son environnement. Privilégier la friction hydroalcoolique. Choisir gants et équipements de protection selon le risque d’exposition ; les gants ne remplacent pas l’hygiène des mains. Manipuler les excreta avec les protections adaptées et un matériel en bon état (bassin, lave-bassin). Éliminer immédiatement les piquants et tranchants dans le collecteur adapté et connaître la conduite à tenir après une exposition accidentelle.
Prévenir la perte d’autonomie et les risques associés
Repérer dès l’entrée les capacités, les habitudes et les risques de perte d’autonomie du patient, puis transmettre toute évolution. Préserver ce qu’il sait faire (se lever, marcher, manger, se laver, s’habiller) avec l’aide juste nécessaire. Prévenir les chutes, la déshydratation et la dénutrition, et maintenir le lien avec ses proches s’il le souhaite.
Connaître la conduite à tenir en cas d'urgence vitale
Connaître le numéro d’appel unique et dédié à l’urgence vitale et l’emplacement du chariot ou du sac d’urgence. Donner une alerte précise et réaliser les gestes adaptés à sa formation en attendant les renforts. Contrôler le matériel d’urgence et tracer sa vérification selon l’organisation du service. Se former aux gestes de première urgence, participer aux exercices de mise en situation et tirer les enseignements des situations vécues.
Surveiller et signaler les problèmes liés aux dispositifs invasifs
Repérer et transmettre toute anomalie autour d’un cathéter, d’une sonde ou d’un drain : douleur, rougeur, écoulement, fièvre, gêne. Respecter les règles d’hygiène lors des soins de confort autour du dispositif. Signaler un dispositif qui ne semble plus utilisé : sa nécessité doit être réévaluée.
Repérer et signaler les signes de douleur
L'AS passe beaucoup de temps avec le patient et est souvent le premier à observer une douleur. Signaler à l'IDE : grimaces, gémissements, agitation, contracture, refus de mobilisation, changement de comportement. Pour les patients non communicants : utiliser les grilles comportementales (par exemple Algoplus ou Doloplus chez la personne âgée) si vous y êtes formé. Tracer l'observation dans le dossier ou dans les transmissions.
Partager les informations utiles à la continuité des soins
Transmettre et tracer vos observations utiles : alimentation, élimination, comportement, douleur, autonomie. Donner l’alerte sans attendre la relève lorsqu’un changement vous inquiète. Utiliser les outils de transmission de l’établissement, pour que l’information soit accessible à tous ceux qui prennent le relais.
Respecter la confidentialité des informations patients
Ne laisser aucune information patient accessible ou visible par des personnes non autorisées : tableau, feuille, écran non verrouillé. Parler du patient à voix basse et hors des couloirs. Ne consulter que les dossiers des patients dont vous vous occupez : une connexion injustifiée est une violation du secret professionnel, passible de sanctions.
Fiabiliser l’identité à chaque étape de la prise en charge
Vérifier l’identité avant chaque soin : faire dire nom, prénom et date de naissance quand le patient le peut, et contrôler le bracelet ou le dispositif d’identification prévu. Le numéro de chambre ne suffit pas. Vérifier que chaque document et chaque plateau porte les bons traits d’identité. Signaler toute anomalie selon la procédure d’identitovigilance.
Signaler tout événement indésirable et permettre l’information du patient
Sécuriser d’abord le patient et alerter aussitôt l’infirmier ou le médecin. Déclarer l’événement par le circuit interne, y compris un presqu’accident, en décrivant les faits sans rechercher de coupable. Le patient doit être informé de tout événement indésirable associé aux soins qui l’a concerné, de préférence dans les 24 h et au plus tard sous 15 jours : l’annonce est faite par un professionnel formé, et votre alerte rapide la rend possible. Rapporter à l’équipe ce que le patient dit ou demande, puis participer au retour d’expérience.
1.4-02 · Impératif · Recueillir l’expérience du patient et en tirer des améliorations
Inviter le patient à donner son avis sans orienter ses réponses (questionnaires internes, e-Satis) et transmettre ses remarques. Les résultats et verbatims de l’unité sont partagés au moins une fois par an avec l’équipe : les analyser ensemble et suivre les actions décidées. Pour tout EIGS, le récit du patient et de ses proches s’il le souhaite est intégré à l’analyse.
2.4-01 · Standard · Améliorer les pratiques à partir des recommandations et des résultats
Connaître les résultats d’évaluation de l’unité (audits, événements indésirables, expérience patient) et participer aux actions décidées. Appliquer les protocoles à jour ; si aucun événement n’est jamais déclaré dans l’unité, en parler avec l’équipe.
1.2-01 · Standard · Rendre compréhensibles les informations sur le séjour
Aider le patient à se repérer : horaires, fonctionnement du service, sonnette, règles de sécurité et rangement de ses objets personnels. Vérifier qu’il a désigné une personne à prévenir. Orienter vers le bon professionnel les questions qui dépassent votre rôle.
2.1-14 · Standard · Organiser une sortie avec une lettre de liaison disponible
Contribuer à préparer la sortie : affaires, matériel, autonomie, questions du patient. Transmettre à l’infirmier ce qui peut compromettre le retour à domicile. La lettre de liaison est remise au patient le jour de la sortie, versée dans Mon espace santé sauf opposition, et envoyée au médecin traitant.
Prévenir les violences sexistes et sexuelles entre professionnels
Connaître les comportements concernés, les interlocuteurs et le circuit de signalement des violences sexistes et sexuelles entre professionnels, étudiants compris. Accueillir la parole sans minimiser les faits, protéger la personne et l’orienter vers les relais compétents. L’établissement organise prévention, formation, traitement des signalements et accompagnement des victimes. Distinguer ce circuit de la gestion ordinaire des conflits.
Repérer les conduites addictives et orienter sans jugement
Écouter sans juger ce que le patient dit de ses consommations de tabac, d’alcool ou d’autres produits. Transmettre à l’infirmier les signes qui peuvent évoquer un manque : agitation, tremblements, sueurs, anxiété. L’équipe peut proposer une aide au sevrage ou une orientation vers l’addictologie.
Limiter et réévaluer les restrictions de liberté
Une barrière de lit ou une contention n’est jamais une réponse automatique. Proposer des alternatives, n’appliquer que la mesure décidée, surveiller le patient et transmettre toute gêne ou tout risque. Expliquer au patient ce qui est fait et pourquoi.