Deux patients, un même nom
21 h. Une infirmière prépare l’injection d’anticoagulant prescrite à M. Bernard, chambre 12. Elle entre par erreur dans la chambre 14, où est hospitalisé un autre M. Bernard. En contrôlant le bracelet avant l’injection, elle voit que le prénom et la date de naissance ne correspondent pas. Elle s’arrête : aucune injection n’a été faite.
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- Associé aux soins : oui. L’erreur survient au cours d’un soin : c’est un événement indésirable associé aux soins, même si rien n’est arrivé au patient.
- Intercepté avant d’atteindre le patient. Le contrôle du bracelet a fonctionné : l’erreur est interceptée avant le geste. On parle de presqu’accident, ou d’événement porteur de risque. Sans dommage, la question de l’EIGS ne se pose pas.
- Qui prévenir : Déclaration interne, Identitovigilance. Un presqu’accident se déclare en interne : c’est souvent là qu’on apprend le plus, parce qu’on voit la barrière qui a tenu. Les erreurs d’identité, même interceptées, sont analysées par la cellule d’identitovigilance de l’établissement : deux homonymes dans le même service appellent une alerte homonymie. Sans dommage, pas de déclaration d’EIGS. Mais l’anticoagulant a été préparé pour le mauvais patient : c’est aussi une erreur médicamenteuse interceptée. Elle s’analyse avec la pharmacie de l’établissement, qui peut la signaler à l’ANSM : les erreurs médicamenteuses sans effet indésirable, y compris interceptées, peuvent aussi y être signalées.
- Informer le patient : Le patient n’a pas été atteint : la question n’est pas posée dans cet exercice. Selon la situation, l’équipe peut toutefois choisir de lui en parler, par transparence, par exemple s’il a vu ou entendu quelque chose de l’erreur.
À retenir. Une erreur interceptée se déclare : elle montre ce qui a protégé le patient.