Certification HAS V2027 · Édition du

La qualité en santé, prête pour la certification.

Kits de l’auditeur, fiches critères impératifs, repères par métier et podcast : une documentation libre, construite à partir des publications de la HAS, pour préparer les équipes et faire vivre la qualité au quotidien.

Couverture du kit de l’auditeur Patient traceurCouverture des fiches critères impératifs HAS V2027
20kits de l’auditeur
22fiches critères impératifs
11fiches repères par métier
44épisodes de podcast

Testez-vousLe cas du jour

Cas 01 · Médecine polyvalenteDeux patients, un même nom

21 h. Une infirmière prépare l’injection d’anticoagulant prescrite à M. Bernard, chambre 12. Elle entre par erreur dans la chambre 14, où est hospitalisé un autre…

Qualifier l’événement
01

Collection

Le Kit de l’auditeur

20 kits pour conduire chaque méthode d’évaluation : un guide sur une page, le déroulé pas à pas, puis chaque élément d’évaluation avec les preuves à rechercher et les sources officielles.

Kit 01 : Patient traceurKit 02 : Parcours traceurKit 03 : Traceur ciblé · AccouchementKit 04 : Traceur ciblé · Circuit du médicament et des produits de santéKit 05 : Traceur ciblé · Gestion des évènements indésirables gravesKit 06 : Traceur ciblé · IsolementKit 07 : Traceur ciblé · Prévention des infections associées aux soinsKit 08 : Traceur ciblé · SAMU-SMURKit 09 : Traceur ciblé · Secteurs interventionnelsKit 10 : Traceur ciblé · TransfusionKit 11 : Audit système · EncadrementKit 12 : Audit système · Engagement du patientKit 13 : Audit système · Entretien avec les professionnelsKit 14 : Audit système · Ressources professionnellesKit 15 : Audit système · Management de la qualité et des risquesKit 16 : Audit système · Positionnement territorialKit 17 : Audit système · Représentants des usagersKit 18 : Audit système · Risques numériques : gouvernanceKit 19 : Audit système · Risques numériques : professionnelsKit 20 : Observation
Couverture des fiches critères impératifs HAS V2027
02

Collection

Les fiches critères impératifs

22 fiches, une par critère impératif : ce qu’il faut démontrer, les actions à mettre en place, 117 éléments d’évaluation détaillés avec leurs preuves, et des indicateurs de pilotage prêts à l’emploi.

03

Nouveau · Collection

Mes repères qualité, métier par métier

11 fiches pour que chaque professionnel sache ce que l’expert-visiteur attend de lui : les critères qui le concernent, des repères concrets et une question d’entraînement par carte. Deux lexiques complètent la collection. À lire en ligne ou à imprimer.

Fiche repères Infirmier·èreFiche repères Aide-soignant·eFiche repères MédecinFiche repères DirectionFiche repères Responsable qualitéFiche repères Accueil et admissions
FicheEn ligneImprimer
SoinsInfirmier·èreLire en lignePDF · 5 p.
Aide-soignant·eLire en lignePDF · 5 p.
MédecinLire en lignePDF · 6 p.
Cadre de santéLire en lignePDF · 5 p.
PilotageDirectionLire en lignePDF · 6 p.
Responsable qualitéLire en lignePDF · 5 p.
Ressources humainesLire en lignePDF · 4 p.
DSI / RSSILire en lignePDF · 4 p.
SupportsAccueil et admissionsLire en lignePDF · 4 p.
Hôtellerie et restaurationLire en lignePDF · 3 p.
Service techniqueLire en lignePDF · 3 p.
LexiquesLexique soignantLire en lignePDF · 5 p.
Lexique encadrement et qualitéLire en lignePDF · 7 p.
04

Le podcast

Impératif

La certification expliquée en termes simples, en épisodes de cinq minutes. Un format pour la voiture, la pause ou la relève.

Saison 1

Un critère, un épisode

Les 22 critères impératifs, un par un.

Saison 2

Les questions qu’on n’ose pas poser

Les bases de la qualité, sans jargon.

Hors-séries

Les sigles du terrain, décodés

12 épisodes : plans de crise, vigilances, instances, directives anticipées…

Hors-série : Personne de confiance et directives anticipéesHors-série : Les vigilances : qui déclare quoiHors-série : Les instances : qui décide quoiHors-série : La cybersécurité, côté soignantHors-série : Les précautions standard, en vraiHors-série : Une urgence vitale dans le service
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Nouveau · Exercice et outil

Qualifiez l’événement

Deux façons de vous en servir : vous entraîner sur dix situations corrigées pas à pas, ou qualifier un événement que vous venez de vivre, question par question. À la fin : la qualification, qui prévenir et quand, et l’information du patient.

Lien direct vers l’outil, à partager avec votre équipe

Cas 01 · Médecine polyvalente

Deux patients, un même nom

21 h. Une infirmière prépare l’injection d’anticoagulant prescrite à M. Bernard, chambre 12. Elle entre par erreur dans la chambre 14, où est hospitalisé un autre M. Bernard. En contrôlant le bracelet avant l’injection, elle voit que le prénom et la date de naissance ne correspondent pas. Elle s’arrête : aucune injection n’a été faite.

Voir la correction
  • Associé aux soins : oui. L’erreur survient au cours d’un soin : c’est un événement indésirable associé aux soins, même si rien n’est arrivé au patient.
  • Intercepté avant d’atteindre le patient. Le contrôle du bracelet a fonctionné : l’erreur est interceptée avant le geste. On parle de presqu’accident, ou d’événement porteur de risque. Sans dommage, la question de l’EIGS ne se pose pas.
  • Qui prévenir : Déclaration interne, Identitovigilance. Un presqu’accident se déclare en interne : c’est souvent là qu’on apprend le plus, parce qu’on voit la barrière qui a tenu. Les erreurs d’identité, même interceptées, sont analysées par la cellule d’identitovigilance de l’établissement : deux homonymes dans le même service appellent une alerte homonymie. Sans dommage, pas de déclaration d’EIGS. Mais l’anticoagulant a été préparé pour le mauvais patient : c’est aussi une erreur médicamenteuse interceptée. Elle s’analyse avec la pharmacie de l’établissement, qui peut la signaler à l’ANSM : les erreurs médicamenteuses sans effet indésirable, y compris interceptées, peuvent aussi y être signalées.
  • Informer le patient : Le patient n’a pas été atteint : la question n’est pas posée dans cet exercice. Selon la situation, l’équipe peut toutefois choisir de lui en parler, par transparence, par exemple s’il a vu ou entendu quelque chose de l’erreur.

À retenir. Une erreur interceptée se déclare : elle montre ce qui a protégé le patient.

Cas 02 · Soins médicaux et de réadaptation

La chute de 3 h du matin

Mme Laurent, 84 ans, est hospitalisée en rééducation après une fracture du poignet. Son risque de chute a été jugé élevé à l’entrée, et une aide au lever est prévue la nuit. Une nuit, elle se lève seule pour aller aux toilettes : la sonnette est restée hors de sa portée. L’aide-soignante la retrouve assise au sol. Le médecin l’examine le matin : pas de douleur, aucune lésion. Elle reprend sa rééducation normalement.

Voir la correction
  • Associé aux soins : oui. Ce n’est pas le lieu qui fait le lien, c’est la prise en charge : le risque de chute était connu, une aide au lever était prévue la nuit, et la sonnette était hors de portée. La chute interroge la surveillance, l’accompagnement et l’organisation des soins : elle est associée aux soins, même sans geste technique.
  • A atteint le patient, sans dommage. La patiente a chuté : elle a été atteinte. L’examen ne retrouve aucune lésion : l’événement est sans dommage, et ne peut donc pas être un EIGS.
  • Qui prévenir : Déclaration interne. La déclaration interne suffit. Son analyse sert à prévenir la prochaine chute : évaluation du risque, sonnette à portée de main, éclairage, aide proposée la nuit. Aucun circuit externe ne s’applique.
  • Informer le patient : oui. La patiente a été atteinte : elle est informée, avec ses proches si elle le souhaite, de ce qui s’est passé et des mesures prises. La HAS le rappelle dans sa fiche de septembre 2026 : que l’événement soit grave ou non, le patient (sa famille, ses proches, sa personne de confiance) en est informé, de préférence dans les 24 heures et sans dépasser 15 jours (critère 1.2-07).

À retenir. Sans dommage ne veut dire ni sans déclaration, ni sans information du patient.

Cas 03 · Médecine

4 ou 40 ?

La prescription d’insuline rapide, écrite à la main, indique « 4 U ». Le « U » est lu comme un zéro : 40 UI sont injectées. Deux heures plus tard, le patient est retrouvé inconscient, en hypoglycémie sévère. Il est transféré en réanimation, puis récupère sans séquelle.

Voir la correction
  • Associé aux soins : oui. Une erreur de lecture de prescription suivie d’une administration : c’est une erreur médicamenteuse, donc un événement indésirable associé aux soins.
  • A atteint le patient, avec dommage. Coma hypoglycémique et transfert en réanimation : le patient a subi un dommage.
  • EIGS : oui. Le coma a mis en jeu le pronostic vital, et l’événement est inattendu au regard de l’état de santé du patient. C’est un EIGS au sens de l’article R1413-67 du code de la santé publique, même si le patient récupère sans séquelle : c’est la mise en jeu du pronostic vital qui compte, pas l’issue.
  • Qui prévenir : Déclaration interne, ARS, déclaration d’EIGS, Pharmacovigilance. Déclaration interne, puis déclaration de l’EIGS à l’ARS sur le portail national de signalement : le premier volet sans délai, le second (analyse des causes et plan d’actions) dans les trois mois. Une erreur médicamenteuse qui a entraîné un effet indésirable se déclare aussi en pharmacovigilance, auprès du centre régional de pharmacovigilance.
  • Informer le patient : oui. Le patient a subi un dommage : la loi impose de l’informer des circonstances et des causes, au plus tard dans les quinze jours suivant sa découverte ou la demande expresse du patient (article L1142-4). La HAS préconise de le faire de préférence dans les 24 heures.

À retenir. Récupérer sans séquelle n’efface pas l’EIGS : le pronostic vital a été engagé.

Cas 04 · Court séjour gériatrique

Une rougeur au talon

M. Petit, 79 ans, est hospitalisé pour une pneumopathie. À l’entrée, sa peau est intacte et le risque d’escarre n’est pas évalué. Au dixième jour, l’infirmière découvre une phlyctène au talon : escarre de stade 2. Elle est soignée et cicatrise en trois semaines.

Voir la correction
  • Associé aux soins : oui. L’escarre est apparue pendant le séjour, sans évaluation du risque à l’entrée : elle est associée aux soins.
  • A atteint le patient, avec dommage. Une plaie qui demande trois semaines de soins : le patient a subi un dommage.
  • EIGS : non. Pas de décès, pas de mise en jeu du pronostic vital, pas de déficit fonctionnel permanent probable : la cicatrisation est attendue. Ce n’est pas un EIGS. Une escarre profonde compliquée pourrait l’être : la qualification se fait au cas par cas.
  • Qui prévenir : Déclaration interne. Déclaration interne, analysée avec l’équipe : pourquoi le risque n’a-t-il pas été évalué à l’entrée ? Aucun circuit externe ne s’applique.
  • Informer le patient : oui. Il y a un dommage : l’information du patient est une obligation légale, au plus tard dans les quinze jours suivant sa découverte ou la demande expresse du patient (article L1142-4). La HAS préconise de la faire de préférence dans les 24 heures.

À retenir. Avec dommage ne veut pas dire EIGS : seules trois conséquences en font un.

Cas 05 · Hall d’accueil

Glissade dans le hall

Jour de pluie. Un visiteur venu voir sa mère glisse sur le sol mouillé du hall d’entrée, où aucun panneau n’a été posé. Il se relève avec une douleur au genou, est examiné aux urgences et repart : simple contusion.

Voir la correction
  • Associé aux soins : non. La victime n’est pas un patient et l’accident ne survient pas au cours d’une prise en charge : ce n’est pas un événement indésirable associé aux soins. C’est un événement indésirable tout court, qui touche la sécurité des personnes et des locaux. Les questions sur le patient ne s’appliquent donc pas.
  • Qui prévenir : Déclaration interne. Il se déclare quand même en interne : le dispositif de déclaration couvre tous les événements, y compris ceux qui touchent les visiteurs, les professionnels ou les biens. L’analyse portera sur l’entretien des sols et la signalisation. Aucun circuit de vigilance ni d’EIGS.

À retenir. Tout ne relève pas des soins, mais tout se déclare.

Cas 06 · Cardiologie

L’alarme muette

Avant de brancher une perfusion, une infirmière teste le pousse-seringue : en clampant la tubulure, l’alarme d’occlusion ne se déclenche pas. Elle met l’appareil de côté, l’étiquette « ne pas utiliser » et en prend un autre. Le patient n’a jamais été branché sur l’appareil défaillant.

Voir la correction
  • Associé aux soins : oui. Le défaut est découvert pendant la préparation d’un soin : l’événement est associé aux soins.
  • Intercepté avant d’atteindre le patient. Le patient n’a jamais été branché : l’événement est intercepté avant de l’atteindre. C’est un presqu’accident.
  • Qui prévenir : Déclaration interne, Matériovigilance. Déclaration interne, et matériovigilance : le dysfonctionnement d’un dispositif médical qui aurait pu entraîner un dommage est un risque d’incident. Il se signale au correspondant local de matériovigilance, qui juge de la déclaration à l’ANSM. L’appareil est conservé en l’état pour l’expertise, sans être réparé ni renvoyé.
  • Informer le patient : Le patient n’a pas été atteint : la question n’est pas posée dans cet exercice. Selon la situation, l’équipe peut toutefois choisir de lui en parler, par transparence, par exemple s’il a vu ou entendu quelque chose de l’erreur.

À retenir. Un dispositif défaillant se met de côté, se conserve et se signale, même si personne n’a été touché.

Cas 07 · Chirurgie digestive

Fièvre sur cathéter

Une patiente porteuse d’un cathéter veineux central depuis huit jours présente une fièvre à 39 °C. Les hémocultures et la culture du cathéter retrouvent le même staphylocoque à coagulase négative, sensible aux antibiotiques usuels. Le cathéter est retiré, un traitement est débuté et l’évolution est favorable.

Voir la correction
  • Associé aux soins : oui. Une infection liée à un cathéter est une infection associée aux soins : c’est un événement indésirable associé aux soins.
  • A atteint le patient, avec dommage. Bactériémie, retrait du cathéter et antibiotiques : la patiente a subi un dommage.
  • EIGS : non. Évolution favorable, sans mise en jeu du pronostic vital : ce n’est pas un EIGS. Un choc septique aurait changé la qualification.
  • Qui prévenir : Déclaration interne. Déclaration interne, analysée avec l’équipe opérationnelle d’hygiène. Le signalement e-SIN, adressé en même temps au CPias et à l’ARS, concerne les infections nosocomiales qui répondent aux critères réglementaires : caractère rare ou particulier (micro-organisme, résistance, localisation, dispositif médical), décès lié à l’infection, suspicion de transmission par l’eau ou l’air, maladie à déclaration obligatoire. Une bactériémie sur cathéter à germe sensible, d’évolution favorable, n’en relève pas en général : c’est l’équipe d’hygiène qui en juge. Cocher e-SIN n’est donc pas compté faux.
  • Informer le patient : oui. Il y a un dommage : l’information de la patiente est une obligation légale, au plus tard dans les quinze jours suivant sa découverte ou la demande expresse de la patiente (article L1142-4). La HAS préconise de la faire de préférence dans les 24 heures.

À retenir. Une infection associée aux soins est un événement indésirable ; e-SIN, seulement selon les critères.

Cas 08 · Hématologie

Frissons pendant la transfusion

Trente minutes après le début de la transfusion d’un concentré de globules rouges, un patient présente des frissons et une fièvre à 38,8 °C. L’infirmière arrête la transfusion, prévient le médecin et applique la conduite à tenir. Les contrôles écartent une incompatibilité. La fièvre cède en quelques heures.

Voir la correction
  • Associé aux soins : oui. Un effet indésirable survenu pendant une transfusion est associé aux soins.
  • A atteint le patient, avec dommage. Fièvre et frissons sont des conséquences pour le patient, même passagères : il a été atteint, avec un dommage transitoire, sans critère de gravité identifié. Le dommage ne suppose pas de séquelle durable.
  • EIGS : non. Réaction résolutive en quelques heures, sans mise en jeu du pronostic vital : ce n’est pas un EIGS.
  • Qui prévenir : Hémovigilance. Tout effet indésirable survenu chez un receveur de produits sanguins se signale au correspondant d’hémovigilance de l’établissement, sans délai et au plus tard dans les huit heures. C’est lui qui déclare dans le système national d’hémovigilance. La déclaration interne, selon l’organisation de l’établissement, est acceptée en plus.
  • Informer le patient : oui. Le patient a été atteint : il est informé de la réaction, de ses conséquences prévisibles et des mesures prises. Que l’événement soit grave ou non, la HAS demande cette information de préférence dans les 24 heures, sans dépasser 15 jours (critère 1.2-07).

À retenir. Toute réaction chez un transfusé se signale à l’hémovigilance, au plus tard dans les huit heures.

Cas 09 · Chirurgie digestive

La douleur de la nuit

Deuxième jour après une chirurgie du côlon. La nuit, le patient se plaint d’une douleur abdominale qui augmente. Elle est cotée 7 sur 10 dans le dossier, mais ni l’interne ni le chirurgien de garde ne sont appelés. Au matin, le patient est en choc septique : fuite de l’anastomose. Il est réopéré en urgence, puis hospitalisé en réanimation.

Voir la correction
  • Associé aux soins : oui. La fuite d’anastomose est une complication connue de cette chirurgie. Ce qui fait l’événement indésirable, c’est le retard d’alerte : une douleur cotée 7 sur 10 sans appel médical.
  • A atteint le patient, avec dommage. Choc septique, reprise chirurgicale, réanimation : le dommage est majeur.
  • EIGS : oui. Le pronostic vital a été mis en jeu, et un retard d’alerte n’est pas attendu dans une prise en charge normale. À déclarer comme EIGS : l’analyse des causes dira quelle part le retard a eue. Dans le doute, la déclaration est préférable.
  • Qui prévenir : Déclaration interne, ARS, déclaration d’EIGS. Déclaration interne, puis déclaration de l’EIGS à l’ARS sur le portail national : premier volet sans délai, second volet avec l’analyse des causes et le plan d’actions dans les trois mois. Aucun produit de santé ni dispositif en cause : pas de vigilance sanitaire.
  • Informer le patient : oui. Dommage grave : l’information est due au patient et, s’il le souhaite, à ses proches, au plus tard dans les quinze jours suivant sa découverte ou la demande expresse du patient (article L1142-4). La HAS préconise de la faire de préférence dans les 24 heures.

À retenir. Une complication connue peut cacher un EIGS : regardez ce qui a retardé la réponse.

Cas 10 · Court séjour gériatrique

Retrouvé au parking

M. Moreau, 86 ans, désorienté, n’est plus dans sa chambre au tour de 16 h. L’alerte est donnée. Un agent de sécurité le retrouve vingt minutes plus tard sur le parking, en pyjama, calme et sans blessure. Il est raccompagné dans le service.

Voir la correction
  • Associé aux soins : oui. La disparition survient pendant l’hospitalisation d’un patient dont la vulnérabilité est connue : c’est un événement indésirable associé aux soins.
  • A atteint le patient, sans dommage. Le patient a quitté le service sans être vu : il a été exposé. Il est retrouvé sans blessure : l’événement est sans dommage, et ne peut donc pas être un EIGS.
  • Qui prévenir : Déclaration interne. Déclaration interne. L’analyse portera sur l’évaluation du risque de sortie à l’insu du service, la surveillance et les accès. Pas de circuit externe : aucun critère d’EIGS, et aucun produit de santé ni dispositif en cause.
  • Informer le patient : oui. Le patient a été atteint : il est informé, avec ses proches ou sa personne de confiance selon la situation, de ce qui s’est passé et des mesures prises, de préférence dans les 24 heures et sans dépasser 15 jours (critère 1.2-07).

À retenir. Retrouvé sain et sauf, l’événement compte quand même.

Exercice pédagogique, à partir du code de la santé publique, du référentiel HAS V2027, des publications de la HAS sur les événements indésirables (2026) et des pages officielles de l’ANSM et de Santé publique France. Il ne remplace pas la procédure de votre établissement, qui précise la fiche de déclaration, les correspondants et les délais internes. Aucune donnée n’est collectée : votre progression reste dans votre navigateur.

Aide à la réflexion : elle ne remplace pas la qualification avec les professionnels concernés et n’effectue aucune déclaration. Questions et présentation proposées par Hospi-Academy à partir du guide HAS-FORAP de mars 2026, sans reproduction de l’arbre officiel. Outil indépendant de la HAS. En mode « Qualifier mon événement », aucune donnée nominative n’est demandée : vos réponses restent dans cette page et disparaissent au rechargement. Seule la progression des exercices d’entraînement est gardée dans votre navigateur.

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Bientôt · Collection

Les outils de la qualité

Pour celui qui n’a jamais animé une analyse de cas ou un audit : chaque outil expliqué pas à pas, avec la séance minute par minute, les phrases à dire et les supports à remplir.

  1. 01
    Analyse d’un événement avec ALARMD’après le guide de la HAS sur l’analyse des EIAS.
    En préparation
  2. 02
    Revue de mortalité et de morbiditéPréparer, animer et suivre une RMM.
    En préparation
  3. 03
    Audit cliniqueDe la grille aux actions d’amélioration.
    En préparation
  4. 04
    Patient traceurMener l’entretien et restituer à l’équipe.
    En préparation

Qui est derrière Hospi-Academy

La qualité prend vie dans les gestes du quotidien.

Je suis Babacar Ndiaye, ingénieur qualité et gestion des risques, fondateur de Hospi-Academy et de HospiPlay. Après une formation en chimie et en biotechnologie, puis un Master 2 en sciences du médicament à l’Université Claude Bernard Lyon 1, je me suis spécialisé en management de la qualité à travers un second Master 2 à l’IAE Metz. Ce parcours nourrit une ambition : rendre les connaissances utiles à ceux qui agissent sur le terrain.

Notre méthode

Une documentation sur laquelle on peut s’appuyer

Sourcée HASChaque kit et chaque fiche s’appuient sur le référentiel V2027 et les fiches pédagogiques publiées par la HAS, avec les liens vers les documents officiels.
Pensée pour le terrainConçue par un ingénieur qualité et gestion des risques, à partir de son expérience en établissement de santé : des repères concrets, non exhaustifs, à adapter à votre contexte.
Tenue à jourLa V2027 évolue encore. Chaque document indique sa date de mise à jour et il est revu à chaque nouvelle publication de la HAS.

Documentation indépendante, non affiliée à la HAS. Elle ne remplace ni le référentiel ni les fiches officielles.

HospiPlay · Plateforme d’engagement qualité

La documentation prépare l’audit.
HospiPlay prépare les équipes.

La qualité nous rassemble, la sécurité du patient nous engage.
  • Faire tomber la peur du traceur : des parcours qui démontent chaque méthode pas à pas.
  • Des expériences courtes et collectives : quiz du jour, défis express, chambre des erreurs, histoires interactives.
  • Simple à déployer : un QR code, sans compte individuel, et un suivi de la participation par service.