Évaluation de la qualité ESSMS · EHPAD
Mes repères qualité au quotidien, reliés aux critères du référentiel d’évaluation des ESSMS.
Repères pratiques Hospi-Academy, établis le 11 octobre 2026 à partir du référentiel d’évaluation de la qualité des ESSMS et du manuel d’évaluation HAS actualisé le 8 juillet 2025. Les exemples et questions sont des propositions pédagogiques, à adapter au métier, aux activités et aux procédures de l’EHPAD ; ce document n’est ni une publication ni une validation de la HAS.
Sécuriser chaque étape du circuit du médicament
Vérifier l’ordonnance en vigueur et sa concordance avec le plan de prise ou le pilulier, y compris après une modification de traitement. Contrôler l’identité du résident, le médicament, la dose, la voie et le moment ; le pilulier ne dispense pas de vérifier. Respecter le stockage sécurisé (armoire, chariot, produits thermosensibles, stupéfiants si détenus). Tracer la prise, le refus ou l’omission et les suites données. Savoir ce qui relève de l’aide à la prise par un aide-soignant ou un AES et rester le relais en cas de doute.
Alerter en cas de risque lié aux médicaments
Repérer et transmettre au médecin les signes qui peuvent évoquer un effet indésirable ou une iatrogénie : somnolence, chute, confusion, troubles digestifs, refus répétés. Signaler les difficultés de déglutition qui posent la question de l’écrasement d’un comprimé ou de l’ouverture d’une gélule, sans le faire de sa propre initiative.
Respecter la dignité et l’intégrité du résident
Se présenter, expliquer le geste, rechercher l’accord du résident et protéger sa pudeur à chaque soin. S’adresser directement à lui, sans propos infantilisant, y compris lorsqu’il communique difficilement. Respecter son rythme et ses préférences connues ou expliquer la contrainte ponctuelle.
Respecter la vie privée et l’intimité
Frapper, attendre la réponse lorsque c’est possible et s’annoncer avant d’entrer. Fermer la porte ou le rideau pendant le soin et veiller à ce que les échanges ne soient pas audibles dans le couloir. Respecter la vie intime et affective du résident, qui ne disparaît pas avec l’entrée en EHPAD.
Soutenir la liberté d’aller et venir
Favoriser les déplacements du résident plutôt qu’une interdiction générale. Une mesure individuelle limitant ses déplacements repose sur une évaluation pluridisciplinaire, recherche une solution moins restrictive, figure dans une annexe au contrat de séjour et est réévaluée au moins tous les six mois. Une contention relève de son propre encadrement clinique.
Repérer, évaluer et tracer la douleur
Évaluer la douleur avec une échelle adaptée, y compris une échelle comportementale chez le résident qui ne peut pas l’exprimer (par exemple Algoplus ou Doloplus). Tracer le résultat et réévaluer après le traitement. S’appuyer sur les observations des aides-soignants et de l’entourage.
Réinterroger le refus et rechercher des alternatives
Un refus de soin ou de traitement appelle écoute et explication. Le tracer, en informer le médecin et rechercher avec le résident une alternative ou un autre moment, plutôt que d’imposer.
Protéger les informations du résident
N’accéder qu’aux dossiers des résidents que l’on accompagne, verrouiller le poste et ne rien laisser visible à l’accueil ou dans le couloir. Transmettre à l’extérieur (hôpital, médecin, pharmacie) uniquement ce qui est nécessaire, par le canal sécurisé prévu ; jamais par une messagerie personnelle. Respecter ce que le résident accepte de partager avec sa famille.
Partager les informations utiles entre professionnels
Transmettre aux équipes de jour et de nuit, aux remplaçants et aux autres métiers les informations dont ils ont besoin pour accompagner le résident, dans l’outil prévu, sans détail inutile sur son histoire personnelle.
Déclarer et analyser en équipe les événements indésirables
Après la mise en sécurité du résident, déclarer l’événement sur le support prévu, y compris une erreur interceptée, en décrivant les faits sans conclure seul sur les causes. Participer à l’analyse en équipe, qui recherche les facteurs liés à l’organisation et ne s’arrête pas à « un manque d’attention ». Appliquer les actions décidées.
Contribuer à la prévention des risques de maltraitance
Participer à l’identification des situations à risque dans l’EHPAD : toilette imposée, attente prolongée, refus non entendu. Connaître le circuit de signalement, protéger immédiatement le résident et alerter. Ne jamais banaliser un signal.
Analyser les plaintes en équipe
Transmettre au responsable désigné une plainte exprimée oralement par un résident ou un proche. Participer à l’analyse des plaintes qui concernent les pratiques de l’équipe et appliquer la correction décidée.
3.14.1 · Impératif · Connaître son rôle dans le Plan bleu
Savoir où se trouve la fiche du Plan bleu qui concerne son poste, qui alerter et qui peut activer le plan. En cas de canicule, d’épidémie, de panne ou d’absence massive, appliquer les consignes prévues pour l’eau, les repas, les soins et la surveillance des résidents. Participer aux exercices et aux retours d’expérience.
3.7.2 · Standard · Appliquer les actions de prévention du risque infectieux
Respecter l’hygiène des mains et les précautions prévues par l’EHPAD, utiliser les équipements de protection selon la situation et appliquer les consignes renforcées en période d’épidémie. Signaler sans attendre les signes d’infection ou les cas groupés.
2.4.3 · Standard · Adapter l’accompagnement au risque de chute
Repérer les résidents exposés, adapter l’environnement et l’aide, réévaluer après chaque chute et déclarer l’événement. Rechercher avec le médecin un lien éventuel avec le traitement.
2.7.4 · Standard · Accompagner la fin de vie
Connaître et respecter les volontés recueillies du résident, soulager les symptômes avec l’équipe et soutenir les proches. Échanger en équipe pour adapter l’accompagnement.
Critères impératifs de cette fiche
2.2.1 · 2.2.2 · 2.2.3 · 2.2.7 · 3.6.2 · 3.11.1 · 3.12.3 · 3.13.3 · 3.14.1
Préparer un exemple concret
Une situation récente, ce que vous avez fait, ce qui a été tracé et ce qui a changé ensuite. Les documents cités sont des exemples de supports, pas une liste officielle de preuves exigées.
Ce que vous dites, ce que l’on observe
L’évaluateur croise votre entretien avec les documents et l’observation du terrain, de jour comme de nuit : une pratique décrite doit se retrouver dans les faits.
Savoir à qui s’adresser
Vous n’avez pas à tout connaître par cœur : savoir où trouver la procédure et qui alerter fait partie de la réponse attendue.