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CRITÈRE IMPÉRATIF

Critère impératif · Chapitre 2 · Les professionnels · EHPAD

Critère 2.2.4

Les professionnels respectent la liberté d’opinion, les croyances et la vie spirituelle de la personne accompagnée.

Mis à jour le · à jour des fiches HAS de décembre 2025

3éléments d’évaluation
NCimpossible
1 à 3plan d’action spécifique
2chapitre du référentiel

Ce qu’il faut démontrer

Le résident peut exprimer ses convictions, les pratiquer ou ne pas en avoir ; les équipes respectent ses choix sans pression et facilitent les demandes compatibles avec la vie collective.

Méthode : Entretien professionnels, documents et observation, dans le cadre du traceur ciblé (voir la méthode en EHPAD).

Les mesures à mettre en place dans l’EHPAD

  • À l’accueil et dans les échanges du quotidien, demander au résident, sans questionnaire imposant une confession, s’il souhaite un soutien pour une pratique, une visite ou un temps de recueillement ; respecter aussi son refus d’en parler.
  • Décrire dans le livret ou règlement de fonctionnement les modalités de visites des représentants de différentes confessions et d’usage d’un espace calme, sans faire dépendre le droit de la participation à une activité organisée par l’EHPAD.
  • Organiser, à la demande du résident, un contact avec le représentant de son choix, une sortie ou un temps de recueillement, dans le respect des autres résidents et des contraintes justifiées du service.
  • Transmettre aux seuls professionnels concernés les souhaits exprimés qui influencent l’accompagnement (moment de prière, alimentation, cérémonie, absence de pratique), sans afficher ni diffuser une liste des convictions des résidents.
  • Afficher la « Charte des droits et libertés de la personne accueillie », dont l’article 11 traite du droit à la pratique religieuse et du respect mutuel des croyances, convictions et opinions.

Les éléments d’évaluation et les preuves à rechercher

EE 1 · Entretien professionnels

Les professionnels connaissent les pratiques qui favorisent le respect de la liberté d’opinion, des croyances et de la vie spirituelle de la personne accompagnée.

  • Un professionnel explique qu’un résident peut demander une visite spirituelle, un temps de recueillement ou ne participer à aucune activité religieuse.
  • Il sait à qui transmettre une demande personnelle sans présumer la religion du résident à partir de son nom, de son entourage ou d’habitudes alimentaires.
  • Il distingue l’expression d’une opinion personnelle d’une situation qui troublerait effectivement le fonctionnement ou la liberté d’autrui.

EE 2 · Entretien professionnels

Les professionnels partagent entre eux ces pratiques.

  • Une consigne commune explique comment recueillir et transmettre une demande de visite ou de recueillement sans exposer les convictions du résident.
  • Les équipes de soins, d’animation et d’hôtellerie connaissent leur rôle pour rendre possible une demande concrète du résident.
  • Le règlement de fonctionnement ou le livret décrit une modalité d’accès aux représentants des différentes confessions ; il n’impose aucune participation.
  • Une adaptation liée à l’alimentation ou à un horaire, si le résident la souhaite, est transmise aux professionnels concernés seulement.

EE 3 · Entretien professionnels

Les professionnels mettent en œuvre ces pratiques.

  • Sur un exemple récent anonymisé, l’équipe a facilité une visite, une sortie ou un temps calme demandé par le résident.
  • L’observation et l’entretien ne montrent ni prosélytisme, ni pression pour participer à un office, ni remarque dévalorisante sur une conviction ou l’absence de conviction.
  • Une demande incompatible avec une contrainte réelle a été discutée avec le résident et une solution adaptée a été recherchée.
  • La Charte des droits et libertés de la personne accueillie est affichée ; ses principes sont retrouvés dans les pratiques.
Point de vigilance. Aucun résident n’a à déclarer une religion pour bénéficier de ce droit. Une activité collective ou une visite d’aumônerie ne prouve pas, à elle seule, que les choix individuels et l’absence de pratique sont respectés.

Ce que change le statut de critère impératif

Un critère impératif ne peut pas être coté non concerné. Une cotation 1, 2 ou 3 entraîne un formulaire « critère impératif » et l’élaboration d’un plan d’action spécifique, transmis à l’autorité compétente avec le rapport d’évaluation (fiches pratiques 7 et 8 du manuel HAS).

Sources : HAS, manuel ESSMS, juillet 2025, p. 82 ; HAS, RBPP Qualité de vie en Ehpad, volet 2 ; arrêté du 8 septembre 2003, Charte, art. 11 ; CASF, L. 311-3 et L. 311-4.

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Documentation indépendante, non affiliée à la HAS. Les éléments d’évaluation sont reproduits du manuel d’évaluation de la qualité des ESSMS (HAS, juillet 2025) ; les questions et repères sont des propositions Hospi-Academy, à adapter à chaque établissement. Le référentiel et le manuel prévalent.

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